Traitement humidité Lorient : dans une ville qui reçoit près de 950 mm de pluie par an, beaucoup de murs sont humides. Mais l'eau n'arrive pas toujours par le même chemin. Avant de parler de produit, on cherche la cause. Un traitement posé sur la mauvaise cause ne sert à rien, et peut aggraver.
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Trois origines
Chacune laisse une signature différente sur le mur.
La condensation. La vapeur d'eau produite dans le logement (douches, cuisine, respiration, linge) se dépose sur les surfaces froides. Buée sur les vitres, moisissures noires dans les angles, derrière les meubles, au plafond près des murs extérieurs. Elle augmente l'hiver et dans les logements fermés.
Les remontées capillaires. Le mur pompe l'eau du sol comme une mèche. Les traces partent du bas, forment une frange à hauteur à peu près constante, rarement au-delà d'un mètre à un mètre cinquante. Le salpêtre, poudre blanche, apparaît en bordure.
Les infiltrations. L'eau entre par une fissure, un joint, une gouttière percée, une terrasse. La tache apparaît après la pluie, souvent sur un pignon exposé, et suit le chemin de l'eau.
- 01Drain et gravieréloignent l'eau du pied de mur
- 02Murpierre, parpaing ou béton
- 03Barrière injectéecoupe la remontée dans l'épaisseur
- 04Enduit respirantlaisse sortir l'eau restante
- 05Finition microporeuseposée une fois le mur sec
Schéma de principe, sans échelle.
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Le diagnostic
Observer, mesurer, puis seulement conclure.
Un diagnostic sérieux regarde la hauteur et la forme des traces, leur évolution selon la saison, la ventilation des pièces, l'état des gouttières et des pieds de mur à l'extérieur. Des mesures d'humidité à plusieurs hauteurs confirment ou non une remontée.
Les causes se cumulent souvent. Un rez-de-chaussée lorientais peut à la fois condenser l'hiver et recevoir l'eau d'une descente fuyarde. On traite alors dans l'ordre : l'eau qui entre, puis l'eau qui monte, puis la vapeur qui condense.

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Remontées capillaires, condensation, infiltrations : les traitements
Adaptés à la cause, et au mur.
- Condensation : ventilation efficace (VMC, entrées d'air), suppression des ponts thermiques, parfois isolation par l'extérieur pour réchauffer le mur.
- Remontées capillaires : barrière par injection dans le mur, drainage au pied, enduits qui laissent sécher. À Lorient, c'est le cas le plus fréquent des rez-de-chaussée sur terre-plein.
- Infiltrations : réparation des fissures et des joints, reprise des gouttières, hydrofuge de façade sur un support sain.
- Cave ou sous-sol qui prend l'eau sous pression : drainage périphérique ou cuvelage Lorient.
Après traitement, un mur met des mois à sécher. Les finitions intérieures attendent : une peinture posée trop tôt cloque.
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Béton ou pierre
Deux bâtis, deux façons de sécher.
Un mur en béton ou en parpaing de l'après-guerre supporte des enduits au ciment. Un mur ancien en pierre, comme ceux des vieux faubourgs ou des maisons bâties sur le granite de Ploemeur, doit pouvoir respirer. Un enduit ciment posé sur la pierre enferme l'eau : elle ressort plus haut, ou à l'intérieur.
Sur la pierre, on revient à des enduits à la chaux et à des isolants perméables. Si l'enduit est à décaper, le sablage ou l'aérogommage préparent le support.
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Traitement mérule à Lorient
Le champignon des bois restés humides.
La mérule est un champignon qui détruit le bois dans les endroits humides, sombres et mal ventilés : planchers, plinthes, pieds de charpente, doublages. Elle se signale par une odeur de champignon, des bois qui se cassent en petits cubes, des filaments blancs ou une poussière rousse. La Bretagne fait partie des régions les plus touchées.
Le traitement commence par supprimer l'humidité qui l'a fait naître. On dégage toute la zone, on retire les bois atteints bien au-delà des parties visibles, on traite les maçonneries que les filaments traversent, puis on remplace par des bois sains. Dès qu'elle est connue, la présence de mérule se déclare en mairie : c'est une obligation légale de l'occupant ou, à défaut, du propriétaire.
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Cause et réponse
| Cause | Signes | Réponse |
|---|---|---|
| Condensation | Buée, moisissures dans les angles, plutôt l'hiver | Ventilation, ponts thermiques, chauffage régulier. |
| Remontées capillaires | Frange basse régulière, salpêtre | Injection, drainage, enduits perméables. |
| Infiltration | Tache après la pluie, sur un mur exposé | Fissures, joints, gouttières, hydrofuge. |
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Ce qui tourne mal le plus souvent
Ce qu'on retrouve en reprenant des travaux mal engagés.
- Peindre avec une peinture « anti-humidité » sans traiter la cause.
- Poser un enduit ciment sur un mur en pierre.
- Boucher les grilles d'aération pour avoir moins froid.
- Isoler par l'intérieur un mur humide avec un doublage étanche.
- Refaire les finitions avant que le mur ait séché.



